Accueil » Actus » Des clichés remettent en cause la sécurité de l’Elysée

Des clichés remettent en cause la sécurité de l’Elysée

ElyseeLes photos volées de Hollande et Gayet embarrassent l’Elysée

Ces photos ont-elles été prises depuis l’extérieur de l’Elysée ? C’est cette question, qui renvoie directement à celle de la sécurité du chef de l’Etat, qui préoccupe l’entourage du président depuis la publication, vendredi par Voici, de trois photos volées montrant François Hollande et Julie Gayet dans le parc du palais.

Selon l’hebdomadaire, qui s’est expliqué depuis, la réponse est oui. « Ces photos n’ont pas été faites de l’intérieur de l’Élysée, et ne proviennent pas non plus de l’entourage du président, comme certains l’avancent », a affirmé la rédactrice en chef de Voici, Marion Alombert, dans une interview au site du Point. Et d’argumenter encore : « Il existe deux ou trois ‘spots’, des bâtiments extérieurs de l’Élysée qui offrent un petit angle de vue, bien connu des paparazzis. »

SOUPÇON DE TAUPE

Cependant, la présidence ne croit pas à cette thèse. D’après le Journal du Dimanche, une douzaine d’employés de l’Elysée sont soupçonnés d’avoir pris les photos. L’entourage du chef de l’Etat semble convaincu que les clichés ont été réalisés depuis l’intérieur de l’appartement privé de François Hollande, auquel seuls quelques membres du personnel, triés sur le volet, ont accès. Des « vérifications » vont être entreprises, indique l’hebdomadaire.

Interrogé dans Le Figaro, le fondateur du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), Christian Prouteau, a toutefois estimé  qu’il y avait « un impensable défaut dans la cuirasse de la protection » du chef de l’État. « Après l’alerte des photos de paparazzis (en janvier) où François Hollande est surpris sur son scooter sans que le chef du GSPR n’en soit informé, les responsables de la protection du président devraient se poser de vraies questions car celui qui a déclenché les photos aurait pu tout aussi bien avoir une arme », a expliqué Christian Prouteau, rappelant qu’à l’Élysée, des policiers sont en faction « tous les quinze mètres ».

Par AFP